Peuplades

42, Le point sur une école pas comme les autres.

En 2013, Xavier Niel –CEO de Free- décide de créer l’école 42 en collaboration avec les plus grands PDG français afin de former des cadres du numérique. Totalement gratuit, 1000 geeks sélectionnés après l’épreuve de la « Piscine » (Témoignage d’une « noyée »), de 18 à 30 ans par promo en 3 ans, sans qu’ils aient besoin en amont d’un quelconque diplôme, 40% n’ont pas leur bac d’ailleurs.
L’année dernière, en vue de la première rentrée de Septembre 2013, 50 000 candidats auraient passés les tests en ligne, 20 000 auraient terminés ces épreuves, 5000 ont été sélectionnés pour la « Piscine » et 870 ont été admis (dont seulement 79 filles !).

« 42 », une référence geek au livre de Douglas Adams, qui est la réponse à « la grande question sur la vie, l’univers et tout le reste ». Ça ne vous dit rien ? Cette école n’est pas pour vous !

« Born to code », une signature bien explicite pour les passionné(e)s d’informatique prêt à tout donner, dans une école ouverte 7jours sur 7 et 24h sur 24, le meilleur moyen d’inciter au travail et à la réussite en menant des projets collaboratif, comme dans une Start up…

Le patron de Free s’est engagé pour 10 ans à financer l’école grâce à sa fortune personnelle, l’estimation est de 70 millions d’euros, 20 millions pour l’achat du bâtiment de … 4242 m2 dans le 17ème arrondissement de Paris ainsi que 50 millions de budget de fonctionnement.

 

 « 42, une école d’informatique pour sauver la France »

D’après les 42 intervenants de l’école 42, le problème du chômage français sera résolu quand la France retrouvera un rang acceptable dans la puissance numérique. Les développeurs en France ne sont pas assez nombreux, et les intervenants, l’ont bien compris au vue de leur difficulté à en embaucher !

Les jeunes développeurs diplômés recevraient plus de 30 propositions d’embauche en CDI ; 450 000 emplois dans le monde professionnel digital. Mais les employeurs sont exigeants… La plupart d’entre eux préfèrent recruter des élèves formés en 3 ans dans le privé qu’en 7 ans dans le public. Une forme de justice sociale, qui n’est pas du goût des créateurs, ayant peur de passé à côté de petits génies Français.

« Nous voulons corriger cette injustice et aider la France à se transformer pour croitre de nouveau »

L’école 42, un besoin pour le numérique

Depuis quelques années, le développement du numérique concerne toutes les industries, mais le manque de développeurs est préjudiciable. Les intervenants à l’école 42, veulent recruter, donc former. C’est simple, et surtout logique, mais il fallait y penser. Entrer dans cette école, permet aux jeunes la garantie d’un emploi, et aux entreprises de se doter des talents dont elles ont besoin en basant le cursus de formation sur leur réalité.

 

 

L’école 42, un besoin pour les étudiants

L’objectif de 42 est d’offrir des perspectives d’avenir aux d’étudiants grâce à une formation solide pour saisir les opportunités du monde numérique. Mais la vraie qualité de cette école hors norme, est véritablement la manière d’apprentissage ; ne pas seulement transmettre des connaissances en ignorant le potentiel de l’étudiant, obligé de se conformer. Sans amphi, sans salle de classe, sans prof et sans évaluation, seulement trois open space nommé « Metropolis », « Westeros » et « Tatooine » (encore une fois, référence geek). Une ambiance qui ressemble à celle d’une entreprise. Liberté d’expression et de réalisation sont les idéologies de la maison.

Et vu le prix de l’année dans les écoles concurrentes Epitech et Epita (7500€), il était temps que cette école « ultra épanouissante » -d’après Hana, étudiante à 42- fasse son apparition ! Pas de diplôme à la fin du cursus mais un certificat, cela, bien que controversé, n’est pas un frein pour l’étudiant, au contraire, l’expérience, le réseau mis en place ainsi que le programme (très) chargé des trois années (Programme) compensent largement.

 

L’école 42 fait beaucoup parler d’elle. Les avis divergent sur la fiabilité du programme (Avis et témoignages) mais il n’en est rien au vu du nombre des 50 000 candidats qui ont tentés d’être admis. Alors lorsque Google et la Nasa, disent aux étudiants « Pensez à nous à la sortie », il n’y a pas lieu d’hésiter…

L’école 42 pourrait-elle transformer la France en Sillicon Valley ? Nous le saurons dans 2 ans, lors de la première promo…